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Incidents

Post-mortem : toute la maison bannie par le WAF

Des tests d'intrusion lancés depuis le réseau de la maison ont fait bannir son adresse publique ; toute la famille a reçu des 403 sur le portail d'authentification.

#incident#waf#crowdsec#securite 2 min de lecture

Résumé

ImpactLe portail d’authentification répondait 403 à tous les appareils de la maison : plus d’accès aux photos, au drive ni aux autres services protégés par le SSO, jusqu’à la levée manuelle du bannissement. L’extérieur n’était pas touché
Services touchésTous les services publiés, vus depuis la maison
CauseTests « boîte noire » de l’audit de sécurité (/.git/config, /.env…) lancés depuis la maison ; CrowdSec a reconnu un balayage et banni l’adresse, qui est celle de toute la maison
DétectionUn membre de la famille bloqué sur le portail

Chronologie (29/09/2026)

MomentÉvénement
Après-midiAudit de sécurité : requêtes vers des chemins sensibles connus, depuis le poste d’administration à la maison
Peu aprèsCrowdSec classe ces requêtes comme un balayage et bannit l’adresse source
403 sur le portail pour tous les appareils de la maison
Diagnostic : la décision de bannissement porte sur l’adresse publique de la box, celle de toutes les requêtes sortant de la maison
Bannissement levé, exception mise en place, tests actifs proscrits depuis la maison

Cause racine

Vu du WAF, toute la maison est une seule adresse : celle de la box, que les requêtes viennent du poste d’administration, d’un téléphone ou de la télévision. CrowdSec fait exactement ce pour quoi il est là : une adresse qui sonde des chemins sensibles est bannie, globalement, sur tous les sites. Le test était légitime, mais lancé depuis la seule adresse qu’il ne fallait pas faire bannir.

Ce qui a bien marché / moins bien marché

  • Bien : le WAF a détecté et bloqué le balayage en quelques requêtes ; c’était précisément ce que l’audit voulait vérifier.
  • Moins bien : rien ne distinguait « la maison » d’un attaquant quelconque, et l’exception aurait disparu à chaque recréation du conteneur du WAF (les listes blanches de CrowdSec ne survivaient pas à une recréation).

Actions correctives

  • L’adresse de la maison n’est plus jamais bannie par CrowdSec (règle postoverflow) ; ses requêtes restent filtrées une à une par les règles du WAF : une requête malveillante reçoit toujours son 403.
  • Les listes blanches de CrowdSec sont remises automatiquement après chaque recréation du WAF (minuterie systemd).
  • Règle d’exploitation : aucun test actif du WAF depuis la maison ; les tests boîte noire se lancent depuis l’extérieur.