ADR 0019 : Sauvegardes hors site chiffrées, ciblées sur ce qui est irremplaçable
Chaque nuit, exports des VM, photos et fichiers partent chiffrés vers un stockage distant de 1 To ; ce qui peut être recopié depuis sa source n'en fait pas partie.
Contexte
Le homelab tient sur un seul serveur (ADR 0010). Le RAIDZ2 protège contre la panne de deux disques, pas contre un incendie, un vol, une erreur de manipulation ou un rançongiciel. Le stockage distant disponible fait 1 To : bien moins que les données du serveur, dont une grande partie peut être recopiée depuis sa source.
Options envisagées
- Tout envoyer (volumes complets) — impossible en 1 To, et inutile pour des données que l’on peut recopier.
- Serveur de sauvegarde Proxmox — excellent pour les VM, mais demande un stockage compatible chez l’hébergeur.
- restic depuis l’hyperviseur, périmètre ciblé — retenu : un seul outil, chiffrement avant envoi, déduplication et compression, SFTP accepté par tous les stockages distants.
Décision
- Ce qui part : les exports complets des VM (vzdump à chaud, non compressés pour que restic déduplique d’une nuit à l’autre), les photos et les fichiers (instantanés ZFS figés pendant l’envoi, sans les miniatures ni les vidéos réencodées, recalculables), la configuration de l’hyperviseur.
- Ce qui ne part pas : les gros volumes recopiables depuis leur source ; la clé de descellement du coffre, gardée à part.
- Transport : SFTP avec une clé SSH dédiée et les clés d’hôte épinglées, vérifiées contre la documentation de l’hébergeur ; une seule règle de sortie du pare-feu.
- Rétention : 7 jours, 4 semaines, 6 mois ; vérification hebdomadaire d’un échantillon des données.
- Surveillance : le script publie son état ; alerte si un passage échoue, si aucune sauvegarde n’a réussi depuis 30 heures, ou si le stockage dépasse 80 %.
Conséquences
- Sans le mot de passe du dépôt (gardé hors ligne), les sauvegardes sont illisibles : il est noté dans le gestionnaire de mots de passe, pas seulement sur le serveur.
- La clé SSH disparaît avec le serveur : la reprise après sinistre passe par l’accès au compte du stockage distant.
- Les instantanés automatiques du stockage distant protègent contre une suppression, y compris depuis le homelab.
- Une restauration de test par mois (une petite VM sous un identifiant libre) garde la procédure éprouvée.
Évolutions
- 29/09/2026 : stockage distant porté à 5 To (données importées de Google Drive et Proton Drive). Vérification chaque nuit : empreintes SHA-256 de chaque export de VM et d’un échantillon de fichiers, relus chez l’hébergeur, et un septième du dépôt relu (tout le dépôt en une semaine).
- 01/10/2026 : contrôle à la demande depuis Semaphore, rapide ou complet ; retrait des verrous orphelins (post-mortem).
- La restauration de test mensuelle d’une VM n’a pas encore été faite : voir l’état des tests dans le runbook des sauvegardes.